Où sommes nous (normalement) ?

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Voici le trajet que l'on a prévu mais sujet à modifications...

jeudi 28 août 2008

Le voyage est ma maison

Minuit vingt-trois, je me lève dans 5 heures et 7 minutes et je ne trouve rien d'autre à faire que de regarder ce que les intellectuels ont dit à propos du voyage... Parmi des centaines de citations plus ou moins compréhensibles (celles de Bridget Jones sont assez simples...), une a attiré mon oeil. Celle de Muriel Rukeyser : "Le voyage est ma maison".

De temps en temps, avec JM, on parle de ce qu'on attend du voyage, de ce qu'il est suceptible de nous apporter, de ce qu'on veut et aussi de ce qu'on ne veut pas. Bon évidemment, ça ressemble à une discussion philosophique entre deux handicapés de l'expression orale : JM répète incessamment la même phrase (Ce voyage, c'est pas du tourisme.) et je ne finis jamais mes phrases...

Donc l'autre jour nous parlions confort et oh combien il m'arrive d'être heureuse de rentrer "chez moi" après un voyage pour utiliser ma douche, ma brosse à dents électrique, dormir dans mon lit et manger mes muffins au petit dej. Et j'arrivais difficilement à exprimer ce que Muriel a écrit en 5 mots donc ... Le voyage est ma maison.

Parce que même si j'aime toutes ces petites habitudes et ce confort que j'ai dans ma vie quotidienne, j'aime encore plus ne pas savoir de quoi sera fait demain. Ne pas savoir où on dormira, ni comment on va y aller et qui on va rencontrer au passage. J'aime ne pas savoir quelle embûche (autre que le retard de RER A) va se présenter à nous, par qui on va se faire arnaquer, ou comment on va se sortir avec brio d'une situation périlleuse. J'aime quand on rencontre des gens qui nous font changer nos plans au dernier moment, ou qui sont intéressants au point qu'on a envie de s'attarder avec eux. J'aime qu'une situation ou un lieu dont je n'attendais rien se transforme en un instant mémorable ... Et (plus terre à terre) j'aime ne pas avoir à changer de pantalon dès qu'il a une tache, m'en foutre de garder mes chaussettes trois jours parce que c'est ma dernière paire, et pouvoir faire "senteur locale" parce que la douche était trop froide pour ne pas se transformer en glaçon...

Et je me demande si dans un an j'aimerai encore plus ça ou alors un peu moins...

Je vais donc aller y réfléchir en dormant. Mais avant une petite citation qui rappellera sûrement des souvenirs à mon Papa car sortit tout droit du film Banzaï : "Les Français ça voyage mal, c'est comme le Camembert".

3 commentaires:

jm a dit…

C'est beau ce que tu dis... Ca promet de longues soirées de discussions philospohiques au coin du feu ou sous la tente...

Marie a dit…

Il fera tellement froid qu'il faudra faire le feu dans la tente...

yann le directeur a dit…

Ou faire autre chose ma petite Meuleu....