Où sommes nous (normalement) ?

Où sommes nous (normalement) ?
Voici le trajet que l'on a prévu mais sujet à modifications...

lundi 29 décembre 2008

Après le Goulag

Avant de vous raconter ce qui nous est arrivé au Goulag, je mets à jour au fur et à mesure car sinon je vais être trop en retard... Alors déjà je tiens à dire que j'emploie ce terme (Goulag) juste pour rire parce que le jour où on est sorti de l'Estancia, à Puerto San Julian nous en discutions et Jean-Marc me disait qu'il avait adoré et je lui répondais qu'il était de toute façon toujours super content et que même dans un Goulag il trouverait des tas de points positifs... D'où ce terme que je garderai comme ça tout le monde saura de quoi je parle... et c'est court à écrire.

Donc en sortant du Goulag à 8h00 du mat nous faisons du stop (ici on appelle les auto stopeurs "mochilleros", ceux qui portent un sac à dos qui se dit "mochilla"). On a quand même attendu 3 heures... Mais pas pour rien c'est moi qui vous le dis. Au lieu de tomber sur un vieux gaucho avec 4 dents et un espagnol incompréhensible, on tombe sur :
- LE beau gosse des 300 kilomètres à la ronde (oui je sais j'ai trente an, il faudrait que je pense à arrêter d'écrire des trucs comme ça ...)
- qui parle anglais (un peu)
- qui nous emmène pas seulement à Gobernador Gregores (oui c'est un nom de ville) où on voulait aller prendre le bus pour San Julian (à 5 heures de bus), mais carrément à San Julian. Du coup ça nous évite d'attendre une journée à Gobernador et on a une bien meilleure vue à l'avant d'un pick-up que dans un bus.
- qui est très drôle : Jean-Marc et Nicolas (notre chauffeur) ont eu l'occasion de bien se marrer en trouvant que c'était dommage de ne pas être un taureau. Puisque Nicolas nous expliquait qu'il avait dans son Estancia 5 taureaux pour 150 vaches. Ah ah ah... Et cela seulement au bout d'une demi-heure de voiture.
Première expérience d'auto stop difficilement surpassable.
La vue du Pick-up (mais franchement on s'en fou).
Petit souvenir de notre chauffeur et preuve que je ne mens pas.
Bref, arrivés à Puerto San Julian, nous réservons notre bus de 23h30 (qui partira à une heure du mat) et allons nous faire un petit resto de poisson avant de passer douze heures dans le bus pour Puerto Madryn. Je dors bien comme d'habitude. Jean-Marc non, comme d'habitude.
Et nous arrivons dans une ville de bord de mer, sympa, touristique (les grandes vacances viennent de commencer ici, on est en été), il fait chaud, on peut manger des glaces artisanales, et se trouve un Carrefour...
Couché de soleil à Puerto Madryn.
Et aujourd'hui nous sommes donc allés à la péninsule de Valdès voir les mammifères marins du coin : les lions de mer et les éléphants de mer. Pour cela on a été obligés de prendre un tour guidé... Mais ça valait le coup. Ça vaut aussi le coup d'être un mammifère marin je peux vous l'affirmer. Tu ne fais RIEN de la journée. Tu as chaud tu te baignes. Tu as froid tu va te dorer au soleil...
Un lion de mer mal cadré (le bateau bougeait).
Non, ce n'est pas un bureau de la RATP...
On n'a pas vu de baleine. Ce n'est plus la saison. Mais on a revu nos amis les manchots de Magellan, toujours aussi stylés et dans le soleil cette fois.
On n'a pas eu l'occasion de voir d'orques non plus. Et pourtant c'est la saison. Ce qui ne va pas m'empêcher de vous faire un petit cours instructif sur les orques (Orcinus Orca).
Car par exemple vous pensez sûrement que c'est une sorte de baleine (en anglais ils s'appellent Killer Whales il faut dire). Et bien non, l'orque est le plus gros dauphin (si, si) qui existe. Ça vous en bouche un coin je pense. C'est aussi le plus violent dauphin il faut l'avouer. Il sort de l'eau sur la plage pour chopper les bébés lions et éléphants de mer et retourne doucement dans la flotte après. On le trouve dans tous les océans. Les mâles (9.5 mètres, 8000 kgs) vivent jusqu'à 30 ans et les femelles (7 mètres, 4000 kgs) jusque 50 à 60 ans (et tac). Et font un petit tous les 10 ans seulement. Il existe un petit dauphin (Tonina Overa) qui lui ressemble beaucoup car avec les mêmes couleurs et genre de tâches.
Demain ou après-demain nous partons pour l'autre côté de l'Argentine, à la montagne, passer le réveillon en mangeant une fondue au fromage. Ensuite Jean-Marc partira pour la Nouvelle-Zélande finalement plus tôt que moi, pendant que j'irais sûrement me faire voler mon appareil photo à Buenos Aires.
Voilà pour aujourd'hui. Je travaille toujours sur mon compte rendu du goulag. A bientôt donc.


8 commentaires:

Bengybox a dit…

Quel bonheur d'avoir de nouveau des nouvelles !
Profitez-bien de vos derniers jours en 2008 de l'autre côté du globe.
B.

Anonyme a dit…

Avec le froid sibérien que nous avons actuellement, ça fait du bien de voir du soleil à travers vos photos ! Pouvez-vous me rapportez un manchot pour noël prochain :-) ?
En attendant, avec quelques jours d'avance je vous souhaite une bonne année 2009 à tous les deux, ainsi qu'à tout vos lecteurs :-) !!!!!!!!!!

Yoyo.

Anonyme a dit…

Pour le manchot, ce n'est pas si facile que ça de les attraper mais on va essayer.
En attendant je vous conseille (à tous ceux qui aiment les manchots) de lire "Le pingouin" de Andrei Kourkov. Ça vous donnera une idée de ce que c'est dans avoir un chez soit et ce livre est excellent.

Anonyme a dit…

c'était "d'en" pas "dans" ...

Anonyme a dit…

Je crois que je comprends ce que vit un manchot, j'en ai vu pleins ce matin qui glissaient et parfois tombaient, sur le parvis de la Défense avec le gel de cette nuit :-) !

Yo.

Anonyme a dit…

Salut chiffon et carpette,
vous me manquiez ces derniers temps,
j'hesite entre le commentaire sur le pipi de JM ou l' autostopper...
Mais depuis que j' ai vu le dernier grand film americain Australia...je benis les amerlocs d' avoir de si beaux acteurs
Au fait,avez vous trouvé du nutela pour noel...
gros poutoux à +,j'ai repris la conection,je ne vous lacherais pas de si tôt!

Marie a dit…

Oui évidemment Hugh Jackman il dormirait pas dans la baignoire comme on dit chez les jeunes (enfin les jeunes de nore âge parce que malheureusement ici on commence à faire vieux croutons.
Il faut que j'eille voir Australia à Buenos aires si je comprends bien.
J'avais du Nutella dans mon sac en arrivant à l'Estancia mais vu les circonstance (je vous expliquerai) je l'ai caché pour le manger seule...
Pour le pipi de Jm il faudra d'ailleurs aussi qu'on vous explique pourquoi c'est dur de faire pipi en Patagonie. Mais c'est une autre histoire.

soso a dit…

je sens qu'il va y avoir de longues journées et soirées d'explication de chacune de vos expériences car il me semble que des histoires insolites vous aurez à nous en raconter !!!