Sauf que très vite on serra mis en garde. Ici les wwoofeurs on les aime un peu mais pas trop quand même. Du coup toute la discussion du dîner ou presque sera passée à critiquer les wwoofeurs d'avant... celui qui n'a pas réussi à venir en stop, celui qui bois trop, celui qui ne voulait pas gratter le toit sans masque, celui qui était un peu neuneu, celui qui a dit au boss de se mettre des boules quies dans le cul (si,si), celui qui chante la Marseillaise à des Allemands. Mais ce n'est pas tout : les wwoofeurs ce n'est pas top, les wwoofettes c'est inutile... on ne les prend que si elles amènent un mec avec elles. Tout va bien, nous allons nous coucher en toute confiance (à peu-près aussi confiants qu'en première année de médecine où on te dis que tu as 10% de chance de réussir). Heureusement le côté gaucho un peu râleur macho de notre hôte sera un petit peu atténué lorsqu'on s'apercevra qu'il se fait appeler "Love" par sa copine...
Résultat : je vais passer quasiment les deux jours suivants à ramasser des crottes de cheval dans le champ (rempli de moustiques, j'adore) pour que la terre repousse en dessous. Pendant qu'il y en a qui construisent des barrières (ouh là là ça a l'air très dur). Et puisque j'ai drôlement bien bossé j'ai pris des photos de mon tas (de crottes de cheval) avant et après une demi journée de boulot. Efficace pour une fille... Je précise pour Jérémy que oui comme je suis un peu maniaque même ces photos sont retouchées (légèrement, mais de quoi rendre ces tas attractifs quand même).
Heureusement au bout de deux jours nous sommes déplacés dans une succursale du Goulag : Le "Puesto" (il n'y a pas de crottes là-bas pour mon plus grand bonheur). Pour votre culture sachez que le Puesto est le lieu d'où l'on (souvent le "Peon", qui veut dire paysan, employé de l'Estancia) surveille les moutons pendant qu'ils se goinfrent d'herbe. Donc au Puesto nous allons et au passage nous passons chercher nos nouveaux amis à La Nomentina, l'autre Estancia achetée par "Love" (j'espère que vous suivez). Nouveaux amis et colocataires du Puesto avec qui nous allons bosser. Le déménagement a lieu pendant notre aprem de congé (la main d'oeuvre gratuite ça coûte cher), ce qui ravit tout le monde (nous on s'en fou un peu on est là que depuis 2 jours), et d'ailleurs ça bosse :
Et donc on arrive là :
C'est joli non ? Bon, en oubliant le fait que les toilettes sont les toilettes sèches les moins profondes du monde évidemment.
La suite au prochaine épisode. Il me reste des tonnes de sujets à aborder : la pampa, nos amis, la nourriture (gros sujet), le travail, etc...
Mais, je sais que vous l'attendez et il me reste 5 minutes de connexion : pourquoi est-il difficile de faire pipi dans la nature en Patagonie ? Et bien à cause des vents violents et parce que Jean-Marc n'a emmené que deux pantalons qui doivent rester intacts. Si vous n'avez toujours pas compris vous ne feriez pas de bons wwoofeurs... envoyez moi un mail je préciserais de quoi je parle.
1 commentaire:
Vivement le nepal... Marie laure aura de l'entrainement pour les crottes de yacks sechées :o)
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