Où sommes nous (normalement) ?

Où sommes nous (normalement) ?
Voici le trajet que l'on a prévu mais sujet à modifications...

jeudi 8 janvier 2009

Goulag Break (saison 1, épisode 2)

A la fin du dernier épisode nous arrivions au Puesto, après 2 à 3 heures à l'arrière d'un pick-up. Autant dire qu'on était couverts de poussière (mais nous reparlerons de cette foutue poussière un peu plus tard). Après la prise en main de notre magnifique site à restaurer nous voilà seuls entre wwoofeurs. Le groupe se compose de deux Suédois qui parlent à peu près toutes les langues du monde, d'un Australien qui ne parle que sa langue à quelques mots près, et de deux Français qui ne parlent que ... d'alcool.

Nous nous installons donc dans notre habitat. Première surprise pour moi nous allons dormir sur des peaux de moutons (morts). Pas des belles peaux de moutons toutes douces comme on en voit par terre chez les gens un peu has-been, des vraies peaux de moutons de cowboys. Avec les veines encore visibles, les pattes et la tête avec les petites oreilles qui dépassent et qui te rentrent dans le dos (c'est pas moi qui le dit). Et en plus ça pu... le mouton mort. Que faire dans ce cas là à par se dire qu'à Koh-Lanta ils s'éclatent plus que nous (attendez ce n'est pas finit)? Et bien j'ai sorti la tente, je l'ai planté devant le dortoir et j'y ai dormi 15 jours (non sans l'avoir déplacé un matin après avoir faillit m'envoler pendant la nuit). Tous les autres ont préféré les peaux de moutons et il parait que c'est bien chaud... pas autant que mon duvet -20ºC. Mais il a fallut leur couper les oreilles et les pattes quand même. Enfin, je vous laisse imaginer l'odeur en rentrant dans le dortoir...

Heureusement quand on ne dort pas on est au milieu de la steppe argentine et ça c'est chouette me direz-vous? Ce n'est pas faux. La steppe c'est très joli. La preuve :
Si vous agrandissez vous verrez le Puesto à droite au milieu.
Mais c'est aussi hostile. Il n'y a pas des tonnes de trucs qui poussent dans la steppe. D'abord il y a cette herbe qui vous donne envie de vous vautrer dedans histoire de faire la sieste. Et bien je peux vous dire que vous n'êtes pas prêts de la faire votre sieste, ce truc pique plus qu'un cactus et je me souviens exactement de quand j'ai mis (toute) la main dessus la première fois (il y a 3 ans en Bolivie). Et puis il y a ce buisson (Le Calafate) qui met un peu de couleur verte dans la steppe (vous avez du remarquer que c'était quand même très ocre-gris comme endroit). De la couleur verte oui mais surtout des épines. Je ne peux pas vous dire comment les Suédois avaient surnommé ces plantes mais sachez que c'était extrêmement grossier.

Et puis il y a la poussière. Fine, microfine même. Qui va se mettre partout icompris dans le nez et les oreilles. Qui passe sous ton pantalon et te colore les jambes. Qui fait que tu peux rincer 15 fois tes vêtements, ils restent gris de toute façon (et du coup tout le monde pense que tu n'as qu'une paire de chaussettes).
Bref, un jour à l'heure de la sieste tu vas te balader pour avoir une belle vue sur le puesto et te rendre compte à quel point c'est isolé du monde. Ça te rend heureux parce que tu es au milieu de nulle part. Ça te pique surtout. Puisque tu as glissé sur la poussière et tu t'es vautré dans un Calafate avant de finir dans l'herbe... Du coup, la sieste d'après tu restes dans le dortoir sur tes peaux de moutons. Cqfd.

Bon, avouons le la steppe et surtout ses couchés de soleil sont quand même sympas.


Sur ce je vais me coucher si j'arrive à monter dans mon lit sans tomber de cette échelle de *****... La suite au prochain épisode.

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