Après Taupo et le saut en chute libre (au fait si vous en faites un jour n'oubliez pas d'acheter des bouchons d'oreilles anti pression a 7.90 euros les deux, ça vous sauvera les oreilles les 30 premières secondes de saut), je me suis retrouvée a Napier. Dans une auberge de jeunesse parce que je devais recharger mes batteries. Les 4 de mon appareil photos déjà, mais aussi les miennes. Après mon camping dans la ville des fous, j'ai passé celle d'après dans un camping gratuit entre deux molosses (chiens) et à penser que le lendemain j'allais me jeter d'un avion avec un mec que je n'avais jamais rencontré auparavant. Bref deux nuits sans trop dormir.
Arrivée à l'auberge de jeunesse, ça faisait une semaine que je n'avais pas mis les pieds dans un lieu peuplé comme ça et c'est un peu comme mettre un animal sauvage dans un zoo avec des congénères... difficile. Enfin, ça n'a pas duré longtemps. Et le lendemain, après une visite rapide de Napier, j'embarquais Rebecca pour 3 jours de rando dans le parc national Te Urewera. On a fait une halte a Wairoa pour des renseignements et on a trouvé un camping ou on a loué une petite caravane ou passer la nuit. LE camping ou les douches et la cuisine sont plus propres que chez ma mère. INCONCEVABLE. On a enfin mangé un repas correct avant d'aller goûter les bières locales (et moi le coca light loca, excellent) avec un Canadien qui fait le tour des îles de Kiwiland en vélo... N'importe quoi. Déjà que ma voiture ne veut pas dépasser les 60km/h dans les côtes. Et des côtes, soyons clairs, il n'y a que ça ici, quand ça ne descend pas, ça monte. 100% côtes. Enfin bon les gens font ce qu'ils veulent mais quand même...
Et puis nous partîmes marcher le lendemain matin. Le soir, on a passé la nuit dans une cabine dans le camping du parc avant d'attaquer une rando un peu plus sérieuse de deux jours. Je ne décrirais pas le paysage parce que j'ai l'impression d'utiliser toujours les mêmes superlatifs mais bon c'était pas moche encore une fois. Il nous a quand même fallut endurer 5 heures de montée et c'était pas de la tarte.
Le truc, c'est que quand tu as fait de la rando en Patagonie, Kiwiland c'est un peu le paradis du randonneur. Les chemins sont entretenus, ça ne glisse pas à tous les coins de rues, il y a même des marches et des échelles au cas où...
Le soir pendant que les autres faisait la sieste, je suis allée me balader voir si je pouvais avoir de belles photos du coucher de soleil. Ça ne risquait pas, les nuages ont recouvert le lac et nous avec. Mais une belette a voulu faire amie-amie avec moi. Après avoir passé sa tête 3 fois derrière un arbre pour me regarder j'ai finis par la chasser. C'est mal de copiner avec les belettes ici. Parce que ça mange les bébés des kiwis (les oiseaux). Et qu'il y a de moins en moins de kiwis. Et quand il n'y en aura plus, les Nouveaux-Zélandais auront bien l'air de truffes à s'appeler comme un fruit qui tue les gens comme moi.
Avant d'aller nous coucher, je me suis occupée en regardant les Anglais très upper-class avec qui nous étions. Ils ont lavé tous leurs sous-vêtements avant de les faire sécher au coin du feu, ils ont mangé de la purée avec de la viande et des petits-pois... et ont joué aux cartes. Quand l'un avait le dos tourné l'autre trichait. Pas très fair-play pour des Anglais de la autre société!
Le dernier jours on a tout redescendu sous la pluie. Et croyez moi on a presque couru... 3h30 seulement au lieu des 4h30 indiquées sur le panneau. On était tellement trempées qu'on est allées se réchauffer dans notre petite caravane... On l'avait bien mérité.
Aujourd'hui retour à Napier pour déposer Rebecca et donner des nouvelles, et je descend enfin sure Wellington, en passant par les 2 phares que j'ai repéré. Ceux qui me suivent sur une carte, soyez assurés que je suis tout à fait au consciente que mon trajet est totalement anarchique et désorganisé. Mais on ne change pas une nature qui gagne... Un seul jour de pluie depuis le début c'est quand même pas mal.
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