Le Mexique c’est chouette, mais on a souffert. Monter les pyramides sous 35 degrés n’est pas facile tous les jours. Surtout que les bâtiments de plein pied ce n’était pas leur fort aux Mayas. Les escaliers mécaniques ayant été oubliés lors de la restauration, il nous restait nos jambes et le peu de force que l’on avait. Très peu de force, parce qu’en plus la chaleur nous coupait la faim. On a été jusqu’à ne manger qu’une banane pour le déjeuner… Pas trop dans les habitudes de la famille Even ! Le reste du temps on avait déjà plus faim lorsque le plat nous arrivait devant le nez.
Donc on se traînait dans les ruines, on s’asseyait tous les 5 mètres à l’ombre pour lire le guide, et on repartait une demi-heure plus tard lorsqu’on a avait le temps de compter le nombre de pierres de la pyramide et qu’on avait donc plus aucune raison de rester sur notre banc à l’ombre. Des fois on s’arrêtait même observer un groupe de touristes Jet tours. Ça nous amusait bien d’entendre Momo dire à sa femme qu’elle ressemblait à un Iguane pendant que Stéphanie trouvait que son mec (qui lui avait eu le courage de monter les marches) ressemblait à un singe lorsqu’il descendait. J’ai quand même remarqué que la conversation que j’entendais le plus souvent sur les sites et dans toutes les langues c’est « Tu crois que c’est utile de monter en haut de cette pyramide ?« « Non, laisse tomber il paraît qu’il n’y a rien à voir«.
Notre record a été 4 sites en une journée. Mais il faut voir l’état dans lequel ça nous a mis. L’avantage c’est que les pyramides se suivent mais ne se ressemblent pas. Ce ne sont pas que des empilements de pierres. Il y des styles différents, des bas-reliefs, des peintures défraîchies, des glyphes… C’est d’ailleurs assez marrant parce qu’entre autres il y a des glyphes qui ressemblent vachement à des autobus ou même à des ours avec un sweat-shirt à capuche…Et disons le tout de suite : la représentation de la tête de mort avec les os croisés en dessous n’a pas été inventé par les pirates, mais par les Mayas.
Malgré tous ces petits détails sympas, quand tu atteints le dixième site tu commences à saturer un peu…
Heureusement il reste ces petites traditions fort plaisantes qui te permettent de ressentir un peu l’état d’esprit de l’époque. Comme par exemple la décapitation sur la place principale (toujours pour nourrir les Dieux avec du sang), ou le « jeu de balle« dont l’équipe gagnante (ou perdante, ça dépend du guide) a le droit de mourir. Évidemment nous on se demande pourquoi jouer au foot si on a une chance sur deux de mal finir ? Le salaire peut-être. Mais à mon avis ils étaient bien moins payés que Beckham, donc non ça n’a pas de sens.
Et à part des pyramides, qu’est-ce qu’il y a dans le Yucatan ? Ben pas grand-chose franchement. Lorsqu’on fait de la route on est loin des routes scéniques auxquelles j’étais habituée en Nouvelle-Zélande. Et rares sont les villes que l’on pourrait qualifier de charmantes… A part Campeche, où on a passé la nuit l’autre jour, et dont le centre historique est en pleine réhabilitation, on a vu deux villes « agréables«.
Les derniers jours on s’approchait de Tulum (donc de Cancun), notre dernière étape. Les sites étaient de plus en plus remplis de touristes qui voulaient se changer un peu de la plage. Des touristes différents, souvent à moitié à poil, qui prenaient tellement de coups de soleil que certains avaient des cloques ou les pieds gonflés… Du coup il y avait plus de marchands de babioles que de pyramides. Ça réduit un peu le charme du site.
Les sites n’allaient donc pas en s’arrangeant. Par contre les hôtels si. On a finit dans un avec piscine semi privée… on ne va pas se plaindre.
Que dire d’autre ?
- Les Mexicains sont les rois du dos d’âne. Un tous les 20 mètres en moyenne en ville, et très souvent un qui sort de nulle part en pleine cambrousse.
- Pour trouver nos hôtels en ville il nous fallait en moyenne une heure, et pourtant on avait une carte et Maman. D’habitude dans ces conditions ça nous prend 5 minutes. Je vous laisse imaginer l’état des indications routières.
- Nous avons été victimes de racket par un flic. 200 pesos (soit 15 euros) qui sont allés directement dans sa poche pour avoir tourné à gauche où c’était interdit. J’aurai bien aimé avoir à faire avec un flic ripou en Nouvelle-Zélande, ça m’aurait coûté moins cher…
- Je préfère le resto Tex-Mex de la place d’Italie que la vraie cuisine mexicaine. Ça pique, c’est franchement sécos, et on ne peut pas dire que ce soit ultra varié. Sachez le : le chili con carne n’a rien de mexicain.
- Ici, comme dans beaucoup d’autre pays, tu n’as pas d’assiette de fruits sans papaye. Ici, comme partout, la papaye a l’odeur et le goût du vomi.
Après avoir déposé mais parents à l’aéroport, je vais donc passer ma première nuit dans une auberge de jeunesse… Ça va me faire bizarre.
Demain je rejoins Aurélia à La Paz, et on va passer 15 jours ensemble. Avant de remonter en Alaska en bus puis en ferry. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’ai pas eu trop le temps de mettre le blog à jour. J’étais trop occupée à essayer de planifier et réserver mes étapes en Alaska. Je vais arriver au tout début de la saison touristique, mais vu le nombre de logements à prix raisonnable et accessibles sans voiture, je me vois dans l’obligation de tout réserver à l’avance si je ne veux pas dormir dans la rue (où traînent des ours). Entre les ferries qui arrivent à 2 heures du mat, les campings à 10 kilomètres de la ville, et les auberges de jeunesses qui prennent des réservations (uniquement par téléphone) avec 10% d’acompte mais sans pouvoir payer en carte bleue… c’est un peu la jungle !
1 commentaire:
eh bien moi je me suis prise une bonne giboulée sur la tête aujourd'hui et je suis pas sûre que tu m'envies malgré tes 35°.
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