Bon, j'ai pris un peu de retard... Il faut dire que la connexion en Malaisie ce n'est pas ça!
La Malaisie sur certains points ça ressemble à l'Inde. En moins pire. Normal, il n'y a que 25% d'Indiens. Ceci-dit ça suffit largement pour te foutre en l'air toute une organisation et te ralentir tout le pays : les trains, le service dans les restos, les achats de billets et j'en passe.
Donc nous voilà sur notre île déserte. Non allez je rigole, ça serait beaucoup trop simple. Donc nous voilà dans notre bus pendant 8 heures. Tout le monde a bien dormi (enfin surtout moi). Et nous arrivons à l'embarcadère pour les îles de Perenthian à 5h30. Du matin bien sûr. Pour prendre le bateau seulement à 7h30. Évidemment. Ça nous laisse largement le temps de changer notre jean en short. Plusieurs fois même. Il faut dire qu'on est plutôt impatientes d'être dans l'eau tranquillos sur une chaise longue (il fait moite et très chaud). Le truc c'est qu'on ne sait pas encore que le parcours du combatant vient juste de commencer. Quand on arrive sur notre île il nous faut trouver une cabane puisque les hôtels chics sont tous pleins. Sauf qu'une trentaine de touristes ont été lâchés sur l'île et que deux chambres sont dispos. Il est 8h00, il faut attendre 11h30, l'heure du check-out, pour voir si d'autres touristes ont la bonne idée de s'en aller... Avec Nath on a déjà fait le tour des 10 hôtels-cabanes de la plage, on opte pour la seule solution envisageable étant donné notre état de décomposition : attendre près des plus jolies cabanes pour voir si ça se libére! On précisera qu'à par moi tout le monde a une valise à roulettes et que c'est bien connu : les roulettes sur le sable ça roule trop bien.
Finalement notre chance va tourner : on aura deux chambres de libres. Même si une des chambres ressemble à une chambre dans un immeuble d'une favela de Rio (j'exagère à peine). Heureusement pour moi, Clothilde ne veut pas dormir seule avec Romane, je me retrouve donc dans la "belle" chambre à la salle d'eau qui sent le pipi, avec Romane, pendant que Clothilde et Nath dorment avec une veilleuse car elles ont peur. De quoi? Sûrement des blattes qui sont fournies avec ce genre de chambres habituellement.
Le lendemain tout va mieux, on arrive à avoir deux "belles" chambres. Et tout est redevenu équitable : ça sent la pisse dans les deux salles de bain! En plus on a trouvé un très bon restau qui propose autre chose que des curries, ou du curry si je ne veux pas me ridiculiser encore une fois en orthographe.
Nos deux jours et demi de plage étaient quand même forts sympathiques. L'eau était transparente, le sable presque blanc, et il y avait des boutiques avec des frigos remplis de **** light. On a eu le droit à une heure de mousson chaque soir, mais sinon c'était la belle vie.
Notons quand même que les Malais, c'est comme les Indiens (mais si j'aime les Indiens, je les adore même) : la propreté ce n'est pas leur fort. Donc dès qu'on s'éloignait un peu des plages, il y a des endroits où on se serait crues dans une décharge...
Et puis on est repartis, en train, jusqu'à Kuala Lumpur. Charmant le train. À 21h00 Nathalie se fait engueuler par le mec d'à côté parce qu'elle a un fou rire. Certes c'est loin d'être discret (plutôt proche du bruit du phoque que d'autre chose), mais quand même! À 22h30 tout le monde sort son curry. À 23h00 les mômes des autres font toujours du bruit dans leurs cabines. À minuit tout le monde dort. À 2h00 du matin un durian traverse le wagon dans un sac plastique tenu par un homme. Pourquoi? Aucune idée mais l'odeur reste jusque 2h30 elle. À 7h30 Clothilde me réveille en sautant dans ma couchette parce que c'est l'heure d'arrivée. À 9h30 on met enfin les roues à la gare de Kuala. On a seulement deux heures de retard. Dans un pays comme l'Inde où 99% d'Indiens influencent les 1% du reste de la population on arrive à 8 heures de retard. Finalement la Malaisie c'est pas si mal...
Notre dernière journée sera tranquille, on attend Aurélia à l'hôtel en prenant une douche, on mange des sushis et on fait un peu de shopping. Les Gaudoises nous quittent en fin d'après-midi. Elles rentrent à Nice via Dubaï où elles ont 11 heures d'escale : après 12 jours de favelas, elles vont enfin pouvoir passer une nuit dans un hôtel 4 étoiles!
Si elles acceptent de repartir en vacances avec moi je pourrai m'estimer heureuse. En tout cas on ira pas en Inde.
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