Où sommes nous (normalement) ?

Où sommes nous (normalement) ?
Voici le trajet que l'on a prévu mais sujet à modifications...

mardi 18 août 2009

What we've left behind.

(Ce message n'a rien à voir avec la Thailande (ça va venir c'est promis) parce que
1. Je ne peux toujours pas mettre de photos en ligne.
2. Je n'ai même pas trois minutes pour écrire deux mot qui vont à la suite
Voici donc un message fumage de pétard comme promis précédement) :

Regarder le DVD d'un de mes films préférés pour la dixième fois, sortir un livre de peinture, d'architecture ou de photo de ma bibliothèque pour le feuilleter, mettre un CD dont j'attends la sortie depuis des semaines dans mon lecteur, aller à une expo d'un artiste que j'apprécie, ou en découvrir un au détour d'une gallerie, voir un film dont j'ai vu les premières photos du tournage un an avant en me disant que celui-là il ne fallait pas que je le loupe, fouiner dans une librairie, aller à un concert.

Autant de choses que le nomadisme rend impossible ou vraiment rare. Et plus le retour approche, plus ces choses me manquent.Il faut aussi dire que depuis Portland, les conversations sur la musique, l'art plastique, les livres et le cinéma ont de plus en plus fait partie de mon quotidien vu les gens que j'ai croisés ou retrouvés au cours des trois derniers mois.

Et depuis, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point je suis surexcitée de retrouver les passions que j'avais en étant sédentaires. J'ai même acheté trois CDs (pour 4 euros, on est en Thailande quand mêne) l'autre jour.

La flûte péruvienne c'était sympa deux minutes, les 30 cinémas d'Auckland qui jouent les 10 mêmes films ça dépannait en temps de pénurie, les librairies des US où tous les livres pèsent 1 kg et coûtent 20 euros aussi, et aller me mettre au courant des sorties de disques sur les forums ça me fait une belle jambe quand je ne peux pas les écouter...

Parce que si le voyage apporte énormément en t'ouvrant les yeux sur d'autres cultures et formes d'art, il a tendance à t'obliger à laisser derrière toi celle que tu t'es forgée et que tu aimes. Du coup je me pose cette question : peut-on voyager toute sa vie (ce qui me semble plutôt une bonne façon de passer son temps) en mettant ces choses de côté? Je ne suis finalement pas sûre d'en être capable.

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