Je suis aux Etats-Unis. Je vais passer mes trois dernières semaines en territoire conquis. Et ce n'est pas avec regrets que je le fais. Pour rien au monde j'aurais passé mes derniers moments dans un autre pays.
Bref je sais à quoi m'attendre pour la fin du voyage. Donc, après ce petit détour en Asie, je peux enfin parler d'une chose qui m'a pas mal perturbé en Asie ces dernières semaines, et au Mexique en avril.
Depuis des années j'entends, et je dis moi même, que voyager ouvre l'esprit vers de nouvelles cultures et permet d'apprécier de nouveaux horizons.
Mais plus je voyage, plus j'ai l'impression que mes goûts se prononcent et non pas se diversifient. Je suis devenue consciente que, malgré le fait que dans chaque pays je trouvais des choses différentes à apprécier, il y a des pays que j'ai juste aimé visiter, et d'autres qui m'ont renversée. Ceux là sont ceux où j'ai trouvé de grands espaces, la mer, la montagne, et personne á dix kilomètres à la ronde.
Je sais maintenant quels pays seront mes prochaines destinations. Je sais qu'il y a peu de chances que je finisse dans la jungle en Equateur (j'aime pas les arbres, ça cache la vue et trop de vert c'est moche sur les photos), à visiter des pyramides en Egypte, ou des temples en Asie. A la place j'irai en Scandinavie, dans le grand nord canadien, en Australie à nouveau c'est sur, en Antarctique, en Sibérie, en Afrique du sud, dans les déserts, au Groenland, et tous les autres pays où on peut se geler les fesses même en été (mais qui sont souvent ensoleillés malgré les rumeurs propagées par les guides touristiques).
"Et la culture dans tout ça?" vous allez me dire. Ben c'est bien le problème : je crois que ce n'est définitivement pas une de mes priorités... Et des fois c'est difficile à assumer. Surtout dans une famille comme la mienne.
Je suis depuis longtemps consciente que j'ai des points d'intérêts différents de mes parents lorsqu'on voyage ensemble (exemple facile puisque ce sont mes plus fidèles compagnons de voyage). Je préfère toujours l'architecture d'un temple ou d'une église, quand eux essayerons de savoir qui est représenté sur cette peinture ou par cette sculpture à l'intérieur de ce même temple/église. Je peux tout à fait apprécier un bas-relief (voir même un site complet) sans en connaître le pourquoi et le comment en lisant le guide du routard (merci quand même à Aurélia pour la lecture), une pyramide sans être au courant de sa date de construction, ou l'Alaska sans tout savoir sur le massacre des inuits. Je suis visuelle là où d'autres sont cérébraux... C'est la seule excuse que j'ai.
En tout cas il m'aura fallut des dizaines de voyages, dont un an à la suite, et de nombreux pays pour être sûre de ce que j'aime, et de ce que je veux privilégier dans mes prochains voyages. Je pense que je peux d'ailleurs remercier mes parents, qui m'ont emmené en Islande puis au Spitzberg (toujours le plus beau voyage de ma vie à ce jour malgré tout ce que j'ai vu cette année), alors qu'ils aiment les musées, les lieux historiques, et non pas la pluie et avoir les pieds dans la boue tout ça pour voir deux pauvres ours polaires et trois morses édentés :)
Avant de vous laissez, je préciserais qu'irroniquement, avec la nature, les journées que j'ai le plus appréciées pendant ce voyage, sont celles que j'ai passées dans des grands villes. Pour leur photogénicité évidemment. Et le côté anonyme très sûrement.
Bref je sais à quoi m'attendre pour la fin du voyage. Donc, après ce petit détour en Asie, je peux enfin parler d'une chose qui m'a pas mal perturbé en Asie ces dernières semaines, et au Mexique en avril.
Depuis des années j'entends, et je dis moi même, que voyager ouvre l'esprit vers de nouvelles cultures et permet d'apprécier de nouveaux horizons.
Mais plus je voyage, plus j'ai l'impression que mes goûts se prononcent et non pas se diversifient. Je suis devenue consciente que, malgré le fait que dans chaque pays je trouvais des choses différentes à apprécier, il y a des pays que j'ai juste aimé visiter, et d'autres qui m'ont renversée. Ceux là sont ceux où j'ai trouvé de grands espaces, la mer, la montagne, et personne á dix kilomètres à la ronde.
Je sais maintenant quels pays seront mes prochaines destinations. Je sais qu'il y a peu de chances que je finisse dans la jungle en Equateur (j'aime pas les arbres, ça cache la vue et trop de vert c'est moche sur les photos), à visiter des pyramides en Egypte, ou des temples en Asie. A la place j'irai en Scandinavie, dans le grand nord canadien, en Australie à nouveau c'est sur, en Antarctique, en Sibérie, en Afrique du sud, dans les déserts, au Groenland, et tous les autres pays où on peut se geler les fesses même en été (mais qui sont souvent ensoleillés malgré les rumeurs propagées par les guides touristiques).
"Et la culture dans tout ça?" vous allez me dire. Ben c'est bien le problème : je crois que ce n'est définitivement pas une de mes priorités... Et des fois c'est difficile à assumer. Surtout dans une famille comme la mienne.
Je suis depuis longtemps consciente que j'ai des points d'intérêts différents de mes parents lorsqu'on voyage ensemble (exemple facile puisque ce sont mes plus fidèles compagnons de voyage). Je préfère toujours l'architecture d'un temple ou d'une église, quand eux essayerons de savoir qui est représenté sur cette peinture ou par cette sculpture à l'intérieur de ce même temple/église. Je peux tout à fait apprécier un bas-relief (voir même un site complet) sans en connaître le pourquoi et le comment en lisant le guide du routard (merci quand même à Aurélia pour la lecture), une pyramide sans être au courant de sa date de construction, ou l'Alaska sans tout savoir sur le massacre des inuits. Je suis visuelle là où d'autres sont cérébraux... C'est la seule excuse que j'ai.
En tout cas il m'aura fallut des dizaines de voyages, dont un an à la suite, et de nombreux pays pour être sûre de ce que j'aime, et de ce que je veux privilégier dans mes prochains voyages. Je pense que je peux d'ailleurs remercier mes parents, qui m'ont emmené en Islande puis au Spitzberg (toujours le plus beau voyage de ma vie à ce jour malgré tout ce que j'ai vu cette année), alors qu'ils aiment les musées, les lieux historiques, et non pas la pluie et avoir les pieds dans la boue tout ça pour voir deux pauvres ours polaires et trois morses édentés :)
Avant de vous laissez, je préciserais qu'irroniquement, avec la nature, les journées que j'ai le plus appréciées pendant ce voyage, sont celles que j'ai passées dans des grands villes. Pour leur photogénicité évidemment. Et le côté anonyme très sûrement.
6 commentaires:
Tu me laisseras venir en Scandinavie avec toi, dis???? J'parle pas bcp... parfois... ;)
Je te laisse venir où tu veux!
Tu laisses Johan à la maison?
Tu veux des grands espaces ou il n'y a personne a (au moins) 300 km a la ronde.
Viens, je t'amene la:
http://maps.google.com/?ie=UTF8&ll=24.916331,13.930664&spn=4.960739,9.854736&t=h&z=7
C'est l'erg de Mourzouk - Tu n'as qu'a propose une date...
Hey! hey! nous aussi on aime les grands espaces où il fait froid (je crois que nos voyages parlent pour nous!)
un trip groenland, nunavik et nord de l'alaska... ça te tente?
PS: j'envisage d'aller passer un an en post-doc en alaska. je t'inviterai!
Ben ça dépend si on arrive à trouver une baby-sitter pour les monstres ou pas!
Bon ça ne va pas être facile d'emmener tout le monde...
En premier ceux qui me laissent faire autant de photos sud je le veux!
Pour Hélène : ta soeur avait déjà craché le morceau pour l'Alaska. Bien sûr je suis jalouse. Bien sûr je viendrai te voir. Bien sûr j'achèterai un 400mm avant de venir!
Pour Sumitta : je peux essayer de demander à Caroline pour les monstres. :)
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